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    Le président américain Obama veut un "super ordinateur"

    04 Aug, 2015

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    Le président américain Barack Obama a annoncé son intention de construire d’ici 2025 le superordinateur le plus rapide et le plus puissant au monde. Et ce n’est pas qu’un simple effet d’annonce : Obama a signé un décret exécutif pour lancer les premières étapes de ce projet colossal. Mais quel est l’objectif exact de cet ordinateur ? Et pourquoi le président s’y intéresse-t-il autant ?

    Selon la BBC, ce superordinateur que les États-Unis espèrent construire serait environ 20 fois plus rapide que le superordinateur le plus rapide actuellement existant. À ce jour, c’est la Chine qui détient ce titre, ce qui pourrait expliquer la motivation des États-Unis à le surpasser.

    Les détails sont encore flous, mais la BBC affirme que ce nouvel ordinateur – s’il voit le jour – serait capable d’effectuer un quintillion de calculs par seconde, soit un milliard de milliards. Inutile d’être un expert en informatique pour comprendre qu’il s’agit là d’une quantité ÉNORME de calculs.

    Alors, pourquoi les États-Unis souhaitent-ils construire le superordinateur le plus rapide ? Dans un communiqué de presse, la Maison-Blanche explique que cela permettra au gouvernement fédéral de mieux répondre aux défis technologiques du 21e siècle.

    « Aujourd’hui, le président Obama a signé un décret établissant l’Initiative nationale de l’informatique stratégique (NSCI) afin de garantir que les États-Unis continuent de dominer dans ce domaine pour les décennies à venir, » indique la Maison-Blanche. « Cette stratégie coordonnée de recherche, de développement et de déploiement s’appuiera sur les forces des agences fédérales pour faire évoluer les capacités du gouvernement dans des domaines clés du 21e siècle. »

    Certains avancent d’autres hypothèses sur la raison de ce projet. Il n’est pas nouveau que les États-Unis et la Chine s’affrontent dans une guerre cybernétique. Plus tôt cette année, les États-Unis ont accusé des hackers soutenus par la Chine d’avoir attaqué le Bureau de gestion du personnel (OPM), entraînant la fuite de millions de fichiers.

    Un superordinateur aussi puissant permettrait effectivement de détecter et de prévenir les intrusions informatiques. Mais savoir s’il serait également utilisé pour lancer des attaques reste une question ouverte. Même si ce projet aboutit, il ne devrait pas être finalisé avant 2025 au plus tôt.