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    Un retour sur l'histoire de la RAM

    25 Mar, 2015

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    La mémoire vive (RAM) a beaucoup évolué au fil des années. Par exemple, G.Skill a récemment lancé son kit de mémoire Ripjaws 4 DDR4-3333, comprenant quatre modules de 4 Go cadencés à 3300 MHz ou 3200 MHz. Bien sûr, plusieurs autres entreprises développent des puces mémoire toujours plus grandes et rapides. Mais comment l'humanité a-t-elle franchi un tel cap technologique ?

    Les tout premiers "ordinateurs" électroniques du monde utilisaient des compteurs mécaniques pour exécuter les fonctions de mémoire. Grâce à un dispositif appelé tube à vide, ils étaient capables d’écrire de petites quantités de données, mais avec une contrainte : ils ne pouvaient reproduire les données que dans l’ordre où elles avaient été écrites. Ce n’est qu’avec l’invention du transistor que la RAM a réellement commencé à évoluer et à prendre la forme que nous lui connaissons aujourd’hui.

    Après l'invention du transistor par les laboratoires Bell, des registres mémoire plus petits et plus rapides ont vu le jour. Toutefois, ils restaient relativement inefficaces dans les grandes applications, car un registre mémoire type ne pouvait contenir que quelques centaines de bits de données.

    En 1947, la première vraie mémoire à accès aléatoire a été créée : le tube Williams. Utilisant un design semblable aux triodes des anciens tubes à vide, il écrivait les données sous forme de marques électriquement chargées. Grâce à l’utilisation d’un faisceau d’électrons dans un tube cathodique (CRT), le tube Williams pouvait lire et écrire à n’importe quel emplacement, rendant ainsi l’accès véritablement aléatoire.

    Quelle quantité de données pouvait contenir le tube Williams ? Selon les sources, il pouvait stocker quelques milliers de bits, ce qui représentait une nette amélioration par rapport aux triodes à tubes à vide. De plus, il était plus économe en énergie, plus rapide et plus performant.

    En 1947 également, la mémoire à tores magnétiques a été inventée. Comme son nom l’indique, elle utilisait la magnétisation pour stocker des bits de données individuellement. Elle est devenue la solution mémoire privilégiée jusqu’aux années 1970, époque à laquelle la DRAM l’a remplacée.

    En 1968, Robert H. Dennard a créé la première mémoire dynamique à accès aléatoire (DRAM). En utilisant un seul transistor par bit, elle éliminait le besoin de circuits latch encombrants à 4 ou 6 transistors. Le résultat était une densité de mémoire plus élevée avec une plus grande volatilité. L’arrivée de la DRAM a ouvert la voie à des avancées technologiques majeures dans le domaine de la mémoire. Pour reprendre l’exemple cité au début, les nouvelles barrettes G.Skill Ripjaws de 16 Go peuvent stocker jusqu’à 128 000 000 000 bits de données, alors que les anciens tubes à vide ne pouvaient en contenir que quelques centaines.